Derniers sujets
» que faire des fous ?par Lib Aujourd'hui à 9:46
» Woerth et l'oréal
par Lib Aujourd'hui à 9:42
» retraites
par ringostare Aujourd'hui à 7:57
» Parcours et horaires de la manif du 07.09?
par Nyark nyark Hier à 23:04
» les "Rroms"et autre "gens du voyage" nouveaux boucs émissaires
par niouze Hier à 17:44
» No Futur - la terre au 21° siecle
par niouze Hier à 14:50
» Achat, Echange ou Don? L'économie dans une société libertaire
par niouze Hier à 14:24
» Concerts intéressants au CAC Georges Brassens de Mantes-La-Jolie.
par Nyark nyark Jeu 2 Sep - 22:40
» [Paris] CNT Vignoles : Débat "L'Enjeu des retraites"
par Nyark nyark Jeu 2 Sep - 17:20
» Affaire de Tarnac
par Lib Jeu 2 Sep - 14:52
» Politique politicienne dans toute sa splendeur
par niouze Jeu 2 Sep - 12:41
» Que lisez-vous en ce moment?
par Nyark nyark Jeu 2 Sep - 6:44
» Vidéos engagées
par spike Jeu 2 Sep - 0:55
» Education nationale
par niouze Mer 1 Sep - 23:37
» Jello Biafra and the Guantanamo School of Medicine-The Audacity of Hype
par ringostare Mer 1 Sep - 7:12
» Tea Party : montée en puissance d’une nouvelle droite populiste
par ringostare Mer 1 Sep - 7:00
Les prisons: questions.
Page 2 sur 3 • Partager •
Page 2 sur 3 •
1, 2, 3 
Re: Les prisons: questions.
en faite le probleme de l'hp est a se poser et aussi a revoir sur ce qu'il est aujourd'hui (non pas un lieu de guerison comme devrait etre tout hopital mais un lieu d'exclusion)
aujourd'hui en hopital psy on trouve de tout :
-des attardé plus ou moins profond (desoler si ce terme depassé derange mais il m'a semblé plus vague que trisomique trop specifique même si je pense a ceux ci ) dont certain si on les y aidait pourrait se prendre en charge seul ou du moins etre prit en charge dans des structure qui leur laisserait plus d'autonomie (et qui existe pour ceux dont la famille peut se les payer)
- des suicidaires (qui pour le cas que j'ai connu ressorte autant voir plus suicidaire apres )
- des psychopathe ou schizophrène plus ou moins grave (idem le manque de suivie a part medicamenteux est assez grave et donne certain fait divers de temps a autre)
- des personnes qui a un moment ou un autre de leur existance on beuguer
- des depressifs
-des autistes
le tout (a part les cas les plus grave et dangereux) mit ensemble ,voyant un psy une fois par semaine ,gaver de cachetons pour qu'il reste calme et n'ayant aucun suivie une fois sortie
donc alternative oui il en existe pour la plupart des cas pour certain il faudrait des structure ou il serait a la fois prit en charge et autonome
idem pour une bonne parti des personnes atteint d'autisme(la encore des structure existe mais ne sont pas pour tout le monde )
ensuite les suicidaire et autre depressif il faudrait des structures ou on leur redonne gout de vivre et non des lieux ou on les enferme et gave d'antidepresseur (comme si c'etait une solution)
pour les psychopathe et autre schizo nombre d'entre eux avec les medicament adequat peuvent avoir une vie normal en société maintenant le passage dans des structure psychiatrique ne devrait etre la que pour qu'il se rende compte de leur maladie (ce qui n'est pas toujours le cas ) et ensuite devrait avoir un vrai suivie psychologique
resterait ensuite que les cas les plus grave et dangereux mais si il avait plus le temps peut etre que les doc et medecin trouverait de meilleurs solution que simplement les enfermé
toute ses solution sont penser dans cette société la seul chose qu'il faudrait c'est des moyens car en effet dans une société anar je pense qu'on pourrait même pour certain passer par d'autre solution
aujourd'hui en hopital psy on trouve de tout :
-des attardé plus ou moins profond (desoler si ce terme depassé derange mais il m'a semblé plus vague que trisomique trop specifique même si je pense a ceux ci ) dont certain si on les y aidait pourrait se prendre en charge seul ou du moins etre prit en charge dans des structure qui leur laisserait plus d'autonomie (et qui existe pour ceux dont la famille peut se les payer)
- des suicidaires (qui pour le cas que j'ai connu ressorte autant voir plus suicidaire apres )
- des psychopathe ou schizophrène plus ou moins grave (idem le manque de suivie a part medicamenteux est assez grave et donne certain fait divers de temps a autre)
- des personnes qui a un moment ou un autre de leur existance on beuguer
- des depressifs
-des autistes
le tout (a part les cas les plus grave et dangereux) mit ensemble ,voyant un psy une fois par semaine ,gaver de cachetons pour qu'il reste calme et n'ayant aucun suivie une fois sortie
donc alternative oui il en existe pour la plupart des cas pour certain il faudrait des structure ou il serait a la fois prit en charge et autonome
idem pour une bonne parti des personnes atteint d'autisme(la encore des structure existe mais ne sont pas pour tout le monde )
ensuite les suicidaire et autre depressif il faudrait des structures ou on leur redonne gout de vivre et non des lieux ou on les enferme et gave d'antidepresseur (comme si c'etait une solution)
pour les psychopathe et autre schizo nombre d'entre eux avec les medicament adequat peuvent avoir une vie normal en société maintenant le passage dans des structure psychiatrique ne devrait etre la que pour qu'il se rende compte de leur maladie (ce qui n'est pas toujours le cas ) et ensuite devrait avoir un vrai suivie psychologique
resterait ensuite que les cas les plus grave et dangereux mais si il avait plus le temps peut etre que les doc et medecin trouverait de meilleurs solution que simplement les enfermé
toute ses solution sont penser dans cette société la seul chose qu'il faudrait c'est des moyens car en effet dans une société anar je pense qu'on pourrait même pour certain passer par d'autre solution
_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche

niouze- Messages: 1755
Date d'inscription: 18/05/2009
Re: Les prisons: questions.
Pour l'HP je sais pas encore, pour le moment je me consacre à la prison. Cependant il me semble que l'HP est la "suite logique" de mes recherches. Pour l'instant je pense qu'on ne pourra pas détruire les prisons ET les hp.
>>> Niouze: Pour l'émission Ras les murs que tu m'as demandé je ne t'oublie pas...
>>> Niouze: Pour l'émission Ras les murs que tu m'as demandé je ne t'oublie pas...
Re: Les prisons: questions.
A lire certains j'ai froid dans le dos.
GrosMéchant- Messages: 22
Date d'inscription: 07/09/2009
Re: Les prisons: questions.
Peux-tu préciser ?GrosMéchant a écrit:A lire certains j'ai froid dans le dos.

Nyark nyark- Messages: 1702
Date d'inscription: 16/05/2009
Re: Les prisons: questions.
>>>> Niouze: L'émission RAS LES MURS que tu m'as demandé sur les délinquants sexuels:
http://www.mediafire.com/?sharekey=d668d59b812e42c7ab1eab3e9fa335ca0c6223fd397e178d
Excuse moi d'avoir autant tardé!
Si tu veux j'en ai d'autres sur:
-Le travail en prison
-Le psychanaliste Wilhem Reich
-Un projet de réinsertion
http://www.mediafire.com/?sharekey=d668d59b812e42c7ab1eab3e9fa335ca0c6223fd397e178d
Excuse moi d'avoir autant tardé!
Si tu veux j'en ai d'autres sur:
-Le travail en prison
-Le psychanaliste Wilhem Reich
-Un projet de réinsertion
Re: Les prisons: questions.
yop merci j'ecoute sa des que j'ai une meilleur connexion
_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche

niouze- Messages: 1755
Date d'inscription: 18/05/2009
Re: Les prisons: questions.
06/01/2010
Prise d'otage à la centrale d'Ensisheim
Actualisé à 20h35
SOCIETE - Deux détenus ont pris en otage un surveillant dans une cellule de la prison d'Ensisheim, près de Mulhouse, dans le Haut-Rhin. Peu après 17h, "deux détenus ont pris en otage un lieutenant. Ils sont retranchés dans une cellule. Ils le menaceraient avec un objet tranchant", indique dans un bref communiqué Bernard Cabon, du syndicat de gardiens UFAP. "La découverte d'un téléphone portable serait à l'origine de cette prise d'otage", ajoute-t-il. Une unité du GIGN aurait été dépêchée sur place. Selon Eric Gemmerlé, secrétaire UFAP pour l'Alsace et la Lorraine, "les deux détenus ont été condamnés à des peines de plus de 15 ans et ils sont très déterminés. Ils menacent de couper un doigt à notre collègue s'ils n'obtiennent pas satisfaction. L'un demande son transfert et l'autre a des revendications que l'on ne connaît pas". L'otage serait légèrement blessé "suite à un plaquage au sol", indique le représentant syndical. La garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie a mis en place une cellule de crise à la direction de l'administration pénitentiaire. La maison centrale d'Ensisheim accueille environ 200 détenus condamnés à de longues peines.
T.C. et AFP
Libération.fr
Re: Les prisons: questions.
http://www.liberation.fr/societe/0101613938-le-parallele-detenu-animal-peut-choquer-mais-c-est-une-realite
Le parallèle détenu-animal peut choquer, mais c'est une réalité»
INTERVIEW
Retour sur la campagne d'appel aux dons de l'Observatoire international des prisons (OIP), avec Gabriel Mouesca, ex-président de l'association.
RECUEILLI PAR MARIE PIQUEMAL
Un jeune homme, le teint pâle, derrière des grilles. Et cette phrase, en lettres blanches: «Si ça peut vous aider à donner, dites vous que cet homme est un chien».
Vous avez peut-être vu cette affiche de l'Observatoire international des prisons (OIP), diffusée depuis le 20 décembre dans le cadre d'une campagne d'appel aux dons. Entretien avec Gabriel Mouesca, ex-président de l'OIP et membre du conseil d'administration, sur les raisons et les effets de cette campagne délibérément provocatrice.
En 1996, l'OIP lançait un appel à la générosité, avec un message également fort: «Pour passer du vol au crime, il suffit parfois de passer par la prison». Mal perçue par la population, cette affiche avait suscité de vives réactions. Qu'en est-il cette fois?
On craignait un flot d'appels et d'e-mails de réactions négatives, et au final, il y en a eu très peu. C'est sans commune mesure avec la précédente campagne. Et cela montre une chose importante: les mentalités ont évolué. Depuis dix ans, il y a eu une réelle prise de conscience de l'état de délabrement de nos prisons. Aujourd'hui, plus personne n'oserait dire, comme on l'entendait autrefois, que nos cellules sont 4 étoiles. Nos prisons françaises sont en dessous de tout, c'est un fait incontesté... Dommage que cette prise de conscience ne se traduise pas à l'Assemblée par une loi pénitentiaire, capable d'inverser la tendance.
«Si ça peut vous aider à donner, dites vous que cet homme est un chien»: pourquoi ce parallèle entre les détenus et les animaux ?
Il n'y a qu'à voir les termes employés par les responsables politiques ! Et en premier lieu, le président Nicolas Sarkozy qui n'hésite pas à qualifier certains détenus de «prédateurs». C'est inacceptable. Ce n'est pas une façon de traiter un être humain, quel qu'il soit, même s'il a commis l'irréparable.
L'assimilation animaux/détenus peut choquer, mais elle traduit une réalité. Aujourd'hui des milliers de détenus ont moins d'espace dans leur cellule que les animaux dans leur cage. Des textes internationaux imposent des cages de minimum 5,4 m2 pour les animaux... Et bien, avec la surpopulation carcérale, des détenus en France n'ont même pas cet espace vital de 5,4 m2 !
L'affiche interpelle. Mais suscite-t-elle les dons ?
Il est encore trop tôt pour faire le point sur les dons récoltés. Mais, je vais vous dire, ce qui est primordial pour nous, c'est d'abord d'interpeller la population. Les gens que l'on met aujourd'hui en prison sont par définition voués à ressortir un jour et à réintégrer la société. On a tout intérêt à ce que leur droits, leur dignité soient respectés... Si cette affiche suscite une prise de conscience, notre objectif sera atteint.
Re: Les prisons: questions.
un riverain a reçu ce mail du responsable de la section Travail et Emploi de la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Lille (Disp), Jean-Gabriel Cuvillez.
« Lille, lundi 25 janvier 2010,
Chère Madame, cher Monsieur,
Savez vous que la prison est aussi une entreprise ?
Une entreprise qui dispose de 200 000 m² d'ateliers, emploie
quotidiennement 10 000 personnes, et fait réaliser aux sociétés qui y
interviennent ou passent leurs commandes un chiffre d'affaire annuel
d'environ 100 millions d'euros.
Logo d'ISP
La prison a acquis un réel savoir-faire industriel qu'elle met au
service d'autres entreprises : vous pouvez assurément lui confier vos
travaux de sous-traitance d'activités techniques et industrielles de
main-d'œuvre.
Parce que rester compétitif implique de se recentrer sur ses métiers : bénéficiez vous aussi d'une délocalisation de proximité, réactive,
flexible, aux conditions financières avantageuses.
Parce que notre mission est de favoriser l'insertion des personnes
dans la vie active au terme de leur détention, parce que vos
impératifs d'entrepreneur sont la performance et la réussite, nos
équipes sont à votre écoute pour gérer et vous aider à développer vos
productions selon vos critères particuliers de qualité et de délais.
Dans chaque région, des collaborateurs de l'administration
pénitentiaire étudieront avec vous la solution la plus adaptée à vos
productions. La présentation interactive accessible via le lien
ci-dessous vous indiquera tous les contacts utiles et vous présentera
l'ensemble de nos dispositifs.
Restant à votre disposition pour toute information, nous vous prions
d'agréer, Madame, Monsieur, l'assurance de nos sentiments distingués. »
Un lien est ajouté, pour diriger le correspondant vers un site proposé par la Disp (mais pas facile à trouver par Google).
LE SITE DE LA DISP
Vous y retrouverez la même prose commerciale glorifiant les atouts de la prison, sous-traitant idéal. Jean-Gabriel Cuvillez, que j'ai joint hier au téléphone, assume le vocabulaire :
« Le travail en prison, cela concerne 10 000 personnes en France. Faire un parallèle avec l'entreprise est possible ».
Mais il met vite fin à la conversation : « Prenez rendez-vous si vous avez des questions ».
Ce que j'en pense ? Il est certes nécessaire de ne pas couper la prison du monde du travail, afin de faciliter la réinsertion des détenus à leur sortie. En revanche, je ne suis pas sûr qu'il soit très décent de « vendre » la prison en la présentant comme une « entreprise » qui tire sa « compétitivité » de sa « flexibilité » et de sa parfaite « maîtrise des coûts »…
http://www.rue89.com/mon-oeil/2010/01/28/la-prison-un-sous-traitant-exemplaire-pour-votre-entreprise-135906
_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche

niouze- Messages: 1755
Date d'inscription: 18/05/2009
Re: Les prisons: questions.
Nous sommes en mesure de traiter tout type de commande, de la petite commande à des commandes demandant une centaine d’opérateurs grâce à une main d’œuvre disponible en permanence.
L'esclavage n'avait donc pas été aboli...
C'est terrible, tous ces trucs-là : on a beau le savoir, on ne s'y habitue pas...

Nyark nyark- Messages: 1702
Date d'inscription: 16/05/2009
Re: Les prisons: questions.
libélyon
PRISONS - C'est souvent prometteur, la visite d'une nouvelle prison, tant qu'on n'imagine pas des hommes enfermés à l'intérieur. L'administration pénitentiaire présentait hier son tout nouvel établissement. Quelque 690 places théoriques à Bourg-en-Bresse (Ain), dans des bâtiments vastes et lumineux, dont les peintures, choisies dans une palette très inhabituelle, rend un peu moins sinistre l'univers carcéral. Quelques leçons semblent retenues des multiples incidents observés lors de l'ouverture des plus récentes prisons...
En pénétrant dans celle de Bourg-en-Bresse (64 millions d'euros d'investissement), les couleurs sautent aux yeux, éblouissent légèrement par endroits. On croirait celles d'une crèche. En descendant du camion, à son arrivée, le détenu découvrira d'abord, dans le couloir qui mène au greffe, où se remplissent les formalités de placement sous écrou, ces portes oranges et ces murs mauves, ces sols crème. Premières touches d'une palette débridée, déclinée dans les deux maisons d'arrêt (l'une pour les prévenus, l'autre pour les peines de moins d'un an) et les deux centres de détention (pour les plus longues peines). A l'entrée du premier bâtiment, dans la cour, un rouge incandescent borde un vert amande. Puis dans les locaux de détention, un bleu lavande répond au vert vif. Tant que personne n'est enfermé là, cela parait gai. D'autant que l'architecte a pris soin de casser cubes et rectangles fonctionnels, pour proposer des arrondis, et quelques fantaisies comme ces drôles de postes de contrôle, construits en saillie contre les bâtiments, et surmontés de très hauts toits pentus, comme des maisonnettes alsaciennes, ou des postes de garde moyenâgeux.
Avant son ouverture, en mai 2009, la prison de Corbas, près de Lyon, paraissait nettement plus sinistre, toute en béton brut et gris. Les cellules en revanche sont les mêmes. Au maximum 10,5 m2 pour deux personnes. Un coin douche, un écran plat, un bouton d'alarme. Mais derrière les barreaux, toujours ces caillebotis, sortes de grilles en acier empêchant le yoyotage (la transmission d'objets au bout de tissus utilisés comme des lianes). Leur maille constituée de lamelles trop profondes obstrue la lumière et restreint l'horizon. Elles ferment en effet la vue vers la droite, vers la gauche, vers le sol et le ciel. Le regard ne peut plus s'échapper que tout droit. Dans les couloirs en revanche, des puits de lumière éclaboussent les couloirs, dans le bâtiment des parloirs notamment, donnant à l'air quelque chose de maritimes.
Le centre de détention compte trois unités de visites familiales. Ce sont toujours les endroit les plus fascinants d'une prison (une dizaine d'établissements en France en comptent). Peut-être parce que brutalement, le visiteur découvre un univers pensé pour l'intimité. Ici, ce sont des petits appartements de deux pièces, décorés de façons différentes. Les condamnés qui ne bénéficiant pas encore de permissions de sortie peuvent y recevoir leur famille, sur décision du directeur, pendant six, vingt-quatre ou quarante-huit heures chaque trimestre, et soixante-douze heures une fois par an. Passé la lourde porte, sur une coursive, un petit patio avec quelques plantes grasses dans la terre, une table de jardin en bois, un banc, deux chaises. Un petit coin pique-nique que surplombe quand même d'une grille.
Dans l'appartement lui-même, un salon-cuisine décoré comme l'appartement témoin d'une résidence pour cadre supérieur. Une jolie cuisine intégrée, une chambre avec un grand lit et des petites tables de nuit où sont posés les globes élégants de deux lampes de chevet... Le détenu pourra recevoir au total quatre personnes et les gardiens ne feront pas de rondes inopinées, ils préviendront par interphone de leurs passages. A l'arrivée puis au départ, la famille fera un état des lieux contradictoire avec un gardien.
"L'objectif est de reprendre pour quelques heures une vie familiale, explique Sophie Gonssolin, l'une des directrices adjointes du centre. Ce n'est pas un parloir sexuel ! C'est un lieu qui doit permettre le maintien des liens familiaux. Le détenu prépare un pécule pour acheter ce qu'il faut pour manger, puis le couple reprend l'habitude de faire la cuisine, de mettre la table en semble." En poste jusque-là à Avignon, dans un établissement qui compte deux unités de visites familiales, la directrice adjointe raconte que les détenus avaient fini par s'auto-réguler. Un prisonnier qui avait dégradé l'un des appartement avait été placé en quarantaine, dit-elle, par les détenus eux-mêmes.
Anticipant les critiques sur cette génération de nouvelles prisons immenses et déshumanisées, le directeur de Bourg, Bertrand Pic, jusque-là secrétaire général de la direction inter-régionale Rhône-Alpes et Auvergne de l'administration pénitentiaire, souligne qu'il y a plus de portes électriques, plus de caméras, mais aussi plus d'activités professionnelles et sportives. Des vitres sans tain seulement sur certains postes de contrôle, par sécurité. "Nous avons un outil soucieux de la personne humaine", insiste-t-il.
A Corbas, la taille de l'établissement (690 places comme à Bourg) avait rendu les mouvements (déplacements de prisonniers) bien trop longs, obligeant à choisir entre activités, promenades et parloirs. A Bourg, les surveillants (180 sur 250 personnels) effectuent ces jours-ci des simulations, certains d'entre eux jouent le rôle de détenus pour chronométrer tous les temps de déplacements.
La montée en charge sera aussi plus progressive qu'à Corbas, dont l'ouverture avait coïncidé avec la fermeture des prisons de Lyon. "Nous accueillerons 10 à 15 détenus chaque semaine durant toute l'année 2010, pour atteindre la capacité théorique en fin d'année", promet Bertrand Pic.
A Corbas, il n'avait pas fallu six mois pour atteindre la surpopulation.
Olivier BERTRAND
ne nous y trompons pas c'est pas parcequ'il mettront des mur mauve et des portes orange que la prison sera un lieu ou il fait bon vivre
c'est pas parcequ'ils mette un lieu ou tu peut voir ta famille 48h / trimestre qu'il y aura moins de suicide en prison
c'est pas parceque y a une douche dans ta cellule de 10,5m2 qu'il n y aura plus de tension (d'ailleurs il parle de 2/ cellule mais on peut bien etre sur qu'avec les lois actuelle elle se rempliront bien vite et qu'a nouveau c'est 3 voir 4 personne qui se retrouveront par cellule
il peuvent en faire un lieu qui ressemble a bisounoursland mettre des petit nuage et des elephant rose
une prison reste une prison(vous avez remarquer comment petit a petit il ne disent plus prison mais centre de detention ) un lieu loin de toute humaniter qui ne sert qu'a enfermer
cassons toute les prisons !!!!!
_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche

niouze- Messages: 1755
Date d'inscription: 18/05/2009
Re: Les prisons: questions.
Grande-Bretagne : « La prison, ça ne marche pas »
Par Sylvain Biville | Journaliste | 30/06/2010 | 18H17
Le ministre de la Justice britannique, Ken Clarke, veut vider les prisons et encourager les peines alternatives. Un revirement de politique pour les conservateurs.
Le gouvernement britannique de centre droit va-il mener une politique pénale de gauche ? Les projets du ministre britannique de la Justice, Kenneth Clarke, pour réduire la surpopulation carcérale et lutter contre la récidive provoquent déjà une petite révolution.
Avec 85 000 détenus, l'Angleterre et le pays de Galles ont l'un des taux d'incarcération les plus élevés d'Europe. C'est deux fois plus qu'en 1992, lorsque Ken Clarke était ministre de l'Intérieur. Ce doublement est « sidérant », a estimé le vieux routier conservateur, mercredi 30 juin, devant le Centre d'études sur la criminalité et la justice, à Londres :
« Cette approche coûteuse et inefficace a échoué à transformer des criminels en citoyens respectueux de la loi. Ma priorité est la sécurité des Britanniques. Mais se contenter d'enfermer de plus en plus de gens plus longtemps sans chercher activement à les changer est digne de l'Angleterre victorienne. »
Ken Clarke veut en finir avec la politique du chiffre. Il s'apprête à annuler la construction de cinq nouvelles prisons approuvée par le précédent gouvernement travailliste. Il veut aussi revoir la politique pénale pour les courtes peines, en privilégiant la réinsertion à travers des peines alternatives, du style travaux d'intérêt général.
Après la prison, 60% de récidivistes
60% des personnes condamnées à moins d'un de prison retournent derrière les barreaux dans les douze mois. Pour lutter contre ce taux de récidive particulièrement élevé, les organisations caritatives et entreprises privées qui réussiront à réinsérer d'anciens détenus recevront des incitations financières.
Pour les Tories, c'est un virage à 180°C. Depuis 1993, ils prônaient une politique d'impunité zéro, incarnée par le fameux slogan du ministre de l'Intérieur de l'époque, Michael Howard :
« La prison, ça marche. Elle nous assure la protection contre les meurtriers, les agresseurs et les violeurs. »
Soucieux de ne pas afficher la moindre faiblesse sur les questions de sécurité, le New Labour de Tony Blair a fait dans la surenchère, en construisant à tour de bras des nouvelles prisons.
Le New Labour et la base conservatrice grondent
Ce n'est pas un hasard si les travaillistes sont aujourd'hui les plus véhéments contre les projets du nouveau gouvernement. Jack Straw, prédécesseur de Ken Clarke à la justice, s'est fendu d'une tribune dans le Daily Mail pour défendre son bilan :
« Kenneth Clark montre qu'il n'a tiré aucune leçon des dix-sept dernières années. Quelqu'un peut-il sérieusement croire que la criminalité aurait pu diminuer sans ces places de prison supplémentaires ? »
Les travaillistes ne sont pas les seuls à protester. La base conservatrice, déjà ébranlée par la réduction du budget des forces de l'ordre, déplore de voir la politique de sécurité des Tories (« Tough on crime », dur sur le crime) sacrifiée sur l'autel de la coalition.
L'influence des Lib Dem
Les propositions de Ken Clarke empruntent largement au programme des libéraux-démocrates, désormais partenaires au gouvernement. La promesse électorale conservatrice de porter à 100 000 le nombre de places de prison est en revanche jetée au panier.
Poster de campagne Tory (DR)Il y a encore quelques semaines, David Cameron, en campagne électorale, raillait le laxisme de la politique carcérale de Gordon Brown (voir affiche ci-contre). Devenu Premier ministre d'un gouvernement de coalition, il se laisse séduire par une approche beaucoup plus progressiste.
Abandon de la construction de nouvelles prisons, réforme des courtes peines, réinsertion : la nouvelle politique sécuritaire du Royaume-Uni annonce-t-elle un basculement idéologique ?
Il se pourrait bien que les motivations soient beaucoup plus terre à terre. Le budget drastique présenté par le ministre des Finances, George Osborne, impose à chaque ministère des coupes de 25% -à l'exception de la santé et de l'aide internationale.
Les prisons britanniques coûtent trop cher
A la Justice, il faut trouver 2,5 milliards d'euros d'économies. Les prisons, avec un budget de près de 5 milliards d'euros, sont donc les premières dans le collimateur. Pour illustrer le poids financier du système carcéral, Ken Clark a même osé une comparaison hasardeuse :
« Ça coûte plus cher de mettre quelqu'un en prison que d'envoyer un garçon à Eton [établissement secondaire très coûteuse, ndlr] -38 000 livres par an en moyenne. Le contribuable fournit le gîte et le couvert à 85 000 personnes au prix d'un hôtel cher -bien que dans des conditions de surpopulation scandaleuses. »
A 130 euros par jour, un détenu britannique coûte trop cher ? Et si, pour résoudre les problèmes budgétaires britanniques, on ouvrait grand les portes des prisons ? La solution est testée en ce moment par Arnold Schwarzenegger en Californie, où 6 500 prisonniers vont être remis en liberté cette année pour renflouer les caisses de l'Etat.
c'est le monde a l'envers .....a moins que sa cache autre choses ....
_________________
"Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça." coluche

niouze- Messages: 1755
Date d'inscription: 18/05/2009
Re: Les prisons: questions.
Encore un suicide de détenu à Loos
Un détenu du centre de détention de Loos, près de Lille, s'est suicidé par pendaison dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on appris de source syndicale. Condamné pour assassinat, ce détenu de 55 ans a été découvert par les surveillants, pendu dans sa cellule à un câble électrique, peu avant 7h mercredi. La mort remontait à plusieurs heures. Fragile psychologiquement, il avait annoncé dans une lettre son intention de mettre fin à ses jours.
Un dispositif de surveillance renforcée avait été mis en place mais il venait d'être levé. L'homme était libérable en novembre 2018. Le 16 juin, le directeur de l'Administration pénitentiaire, Jean-Amédée Lathoud, avait annoncé que 51 détenus s'étaient suicidés depuis le début de l'année. Sur l'ensemble de 2009, 115 détenus se sont suicidés en prison, contre 109 en 2008, selon les chiffres officiels annoncés en janvier. (AFP)
Page 2 sur 3 •
1, 2, 3 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum






